Météo en Jordanie : Malgré les bonnes précipitations de la saison actuelle, la plupart des barrages du nord de la Jordanie ne sont pas remplis, ce qui a suscité des interrogations parmi les citoyens quant à la situation hydrique dans les gouvernorats d’Irbid et d’Ajloun, qui abritent des barrages essentiels tels que : le barrage d’Al-Wahda, le barrage de Wadi Al-Arab, le barrage de Sharhabil Bin Hasna (Zaqlaab) et le barrage de Wadi Kufranja.
Le Dr Ahmed Mahmoud Al-Shuraida, chercheur en patrimoine agricole, a confirmé que le remplissage des barrages n'est pas seulement lié à la quantité de précipitations, mais aussi à un ensemble de facteurs environnementaux et climatiques qui se sont accumulés au fil du temps.
Al-Shuraideh a souligné que la saison des pluies précédente, 2024/2025, avait été exceptionnellement sèche, avec des précipitations n'excédant pas 40 % de la moyenne annuelle. Il en a résulté une grave sécheresse affectant des éléments environnementaux essentiels : l'eau, le sol et la végétation. Cette sécheresse a nui à la capacité des bassins hydrographiques à générer un ruissellement de surface efficace.
Durant la saison des pluies 2025/2026, le gouvernorat d'Irbid a connu trois importantes dépressions météorologiques et plusieurs épisodes d'instabilité atmosphérique. Les précipitations ont atteint environ 40 % de la moyenne annuelle de 450 mm, réparties sur 12 jours de pluie.
Bien que cette quantité soit considérée comme relativement appropriée, elle ne suffit pas à alimenter efficacement les barrages, selon Al-Shuraida, qui a expliqué que le ruissellement de surface nécessite des déficits pluviométriques à long terme et un sol préalablement saturé d'eau, ce qui ne s'est pas encore produit.
Al-Shuraida a également souligné que l'assèchement des vallées, des sources et des affluents alimentant les barrages contribue directement à la diminution de la quantité d'eau stockée.
De plus, la densité de la végétation et du couvert forestier dans les bassins versants, ainsi que les opérations de bonification des terres par la création de terrasses en pierre dans les vallées, jouent un double rôle : elles préviennent l’érosion des sols et maintiennent leur fertilité, mais elles réduisent également la quantité d’eau qui atteint directement les barrages.
Al-Shuraida a conclu son discours en soulignant que le remplissage des barrages dépend de l'accumulation temporelle des précipitations et de leur répartition, et non seulement de leur abondance actuelle, appelant à une lecture scientifique approfondie du paysage aquatique, loin des impressions superficielles.
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